" Dieu avait un Fils unique,
il en a fait le fils de l'homme,
pour pouvoir en retour,
faire du fils de l'homme
un fils de Dieu."
Saint Augustin
BIENVENUE !
Qui que tu sois tu es un petit du Seigneur
Ton Père du Ciel t'a désiré et créé
Il t'aime infiniment
Laisse toi aimer!
" Dieu avait un Fils unique,
il en a fait le fils de l'homme,
pour pouvoir en retour,
faire du fils de l'homme
un fils de Dieu."
Saint Augustin

C’était à Bethléem à la pointe du jour. L’étoile venait de disparaître, le dernier pèlerin avait quitté l’étable, la Vierge avait bordé la paille, l’enfant allait dormir enfin. Mais dort-on la nuit de Noël ?...
Doucement la porte s’ouvrit, poussée, eût-on dit, par un souffle plus que par une main, et une femme parut sur le seuil, couverte de haillons, si vieille et si ridée que, dans son visage couleur de terre, sa bouche semblait n’être qu’une ride de plus.
En la voyant, Marie prit peur, comme si ç’avait été quelque mauvaise fée qui entrait. Heureusement Jésus dormait ! L’âne et le boeuf mâchaient paisiblement leur paille et regardaient s’avancer l’étrangère sans marquer plus d’étonnement que s’ils la connaissaient depuis toujours. La Vierge, elle, ne la quittait pas des yeux. Chacun des pas qu’elle faisait lui semblait long comme des siècles.
La vieille continuait d’avancer, et voici maintenant qu’elle était au bord de la crèche. Grâce à Dieu, Jésus dormait toujours. Mais dort-on la nuit de Noël ?...
Soudain, il ouvrit les paupières, et sa mère fut bien étonnée de voir que les yeux de la femme et ceux de son enfant étaient exactement pareils et brillaient de la même espérance.
La vieille alors se pencha sur la paille, tandis que sa main allait chercher dans le fouillis de ses haillons quelque chose qu’elle sembla mettre des siècles encore à trouver. Marie la regardait toujours avec la même inquiétude. Les bêtes la regardaient aussi, mais toujours sans surprise, comme si elles savaient par avance ce qui allait arriver.
Enfin, au bout de très longtemps, la vieille finit par tirer de ses hardes un objet caché dans sa main, et elle le remit à l’enfant.
Après tous les trésors des Mages et les offrandes des bergers, quel était ce présent ? D’où elle était, Marie ne pouvait pas le voir. Elle voyait seulement le dos courbé par l’âge, et qui se courbait plus encore en se penchant sur le berceau. Mais l’âne et le boeuf, eux, le voyaient et ne s’étonnaient toujours pas.
Cela encore dura bien longtemps. Puis la vieille femme se releva, comme allégée du poids très lourd qui la tirait vers la terre. Ses épaules n’étaient plus voûtées, sa tête touchait presque le chaume, son visage avait retrouvé miraculeusement sa jeunesse. Et quand elle s’écarta du berceau pour regagner la porte et disparaître dans la nuit d’où elle était venue, Marie put voir enfin ce qu’était son mystérieux présent.
Ève (car c’était elle) venait de remettre à l’enfant une petite pomme, la pomme du premier péché (et de tant d’autres qui suivirent !) Et la petite pomme rouge brillait aux mains du nouveau-né comme le globe du monde nouveau qui venait de naître avec lui
Jérôme et Jean THARAUD, Les contes de la Vierge
|
Ô Dieu dans les langes, Tu ravis les Anges! Verbe fait enfant Vers Toi, je m'incline en tremblant. Qui donc comprendra ce mystère: Un Dieu se fait petit enfant ? Thérèse de l'Enfant Jésus ( RP2.1r)
|
|
Plus tard à Bethléem, ô Joseph et Marie !
Je vous vois repoussés de tous les habitants Nul ne veut recevoir en son hôtellerie De pauvres étrangers, la place est pour les grands... La place est pour les grands et c'est dans une étable Que la reine des Cieux doit enfanter un Dieu. Ô ma Mère chérie, que je te trouve aimable Que je te trouve grande en un si pauvre lieu!... Thérèse de l'Enfant Jesus (PN 54.9 sur Lc 2.7) Que je t'aime, Marie, toi qui sur nos rivages As fait épanouir cette Divine Fleur!.... Que je t'aime écoutant les bergers et les mages Et gardant avec soin toute chose en ton coeur! ( PN 54.10 sur Lc 2.19)
|